Randonnée avec un apiculteur

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Julien de la Rocca, accompagnateur en Montagne et également apiculteur, membre d’Ardèche Randonnées, nous fait découvrir ses ruches au cours d’une randonnée en Ardèche.

Il habite au pied de la montagne ardèchoise, au dessus d’Aubenas, non loin du Mas de la Fontenette, un gite classé 4 étoiles (location saisonnière avec piscine) en bordure de la Réserve naturelle des Gorges de l’Ardèche entre Labastide de Virac et Vallon Pont d’Arc.

L’Ardèche est l’un des départements comptant le plus grand nombre d’apiculteurs. Il faut dire que la région offre de nombreux avantages. La diversité des sols et des climats permet l’obtention de divers miels : acacia, bruyère, garrigue, châtaignier, lavande ou encore montagne. Notre préféré est sans hésitation le miel de chataîgnier.

UPour un rucher idéal, orientez-le plein sud et abritez-le des vents dominants. La colonie entière s’organise en société. La reine maintient la cohésion. Elle est la mère de toutes les ouvrières qui s’affairent et ramènent le précieux nectar des fleurs à la ruche. Une fois enrichi d’enzymes, ce nectar se transforme en miel. En pleine saison, une ruche peut compter jusqu’à 50 000 abeilles. L’apiculteur a su depuis longtemps domestiquer l’abeille.

Traditionnellement, dans les Cévennes, la ruche était construite à partir d’un tronc de châtaignier et couverte avec une lauze. Aujourd’hui, elle est presque exclusivement remplacée par la ruche à cadres, beaucoup plus pratique et plus légère…. Mais attention à ne pas oublier l’enfumoir, outil indispensable pour une visite rapprochée si vous voulez éviter les piqûres.

Le travail d’extraction du miel se fait de la manière suivante : 1) Les rayons sont désoperculé, c’est-à-dire qu’on enlève la cire fermant les alvéoles. 2) Le miel peut alors couler, soit tout seul, soit par centrifugation. 3) On le laisse ensuite maturer en fûts. Vient enfin la dégustation…